100 épisodes, c’est fou ! J’ai mis trèèèèès longtemps à sortir cet épisode, car je voulais faire un truc un peu différent. Je crois que j’avais envie de vous faire plaisir et de vous impressionner !
Avant toute chose, merci beaucoup pour le soutien, les écoutes et les retours sur ce podcast ! Je le fais en espérant, à ma petite échelle, apporter de la valeur ajoutée à vos vies professionnelles, et j’espère continuer encore un petit moment.
Pour marquer le coup, j’ai donc décidé de vous partager un florilège des moments où j’ai vraiment transpiré dans ma carrière : pas forcément des drames, mais ces petits cailloux dans la chaussure qui font tout le SEL de la vie, qu’on regarde avec un petit sourire dans le coin du rétroviseur, et qui ont probablement fait de moi la personne que je suis aujourd’hui.
🛑 N°1 – "Le baptême du feu (et du fax)"
Je reçois ma promotion à mon premier poste de manager un 1er août. Pourquoi cette date est gravée dans ma mémoire ? Parc
e que c’est aussi le jour où mon équipe a subi une panne mondiale qui allait impacter l’ensemble de notre activité.
Je travaillais alors chez Booking.com, le leader de la réservation d’hôtels en ligne. Et en 2013, on envoyait encore les réservations par fax (oui, oui !). Ce jour-là, je prends officiellement mon poste de Team Leader. Un peu stressée, un peu excitée, je m’installe au bureau, et vers 10h, mon équipe commence à recevoir des appels : les réservations n’arrivent pas. Puis un autre appel. Puis un autre... Rapidement, c’est l’explosion.
Après avoir contacté le siège, la vérification tombe : panne générale. Zéro fax envoyé. Zéro information transmise aux hôtels. Imaginez des dizaines de milliers de réservations bloquées. Et moi, toute nouvelle manager, en première ligne pour gérer cette crise.
Je me souviens d’une minute de panique intense. Puis, à froid, j’ai réalisé que c’était une opportunité cachée :
Changer de focus : l’équipe n’a plus pensé à mon arrivée, mais à la crise à gérer.
Me donner un rôle concret : ce baptême du feu m’a permis de prouver ma légitimité directement.
Comme quoi, même le pire scénario peut cacher des opportunités insoupçonnées !
🛑 N°2 – "La révolte du 'T’as qu’à le faire'"
Six mois plus tard, jeune manager, je m’occupe d’une équipe de six coordinateurs. Pendant une réunion, j’annonce un projet – probablement un appel de mise à jour d’informations hôtelières. Et là, un collaborateur un peu impulsif et colérique me lance, bien fort : "Ben, vu que tu sais si bien, t’as qu’à le faire !"
Moment de solitude. Comment réagir ? Dans ma tête, tout va à 1000 à l’heure. L'envie de gueuler est bien là, mais je sais que ce n’est pas la bonne stratégie. Je finis par balbutier un "Je pourrais, mais c’est votre rôle."
Fin de réunion ultra-gênante. À la fin, je garde mon collaborateur en aparté et lui balance un "Mais qu’est-ce qui t’a pris ?" Il se calme et reconnaît avoir dépassé les bornes. Un avertissement bien placé plus tard, il ne recommencera jamais avec moi... mais finira par démissionner quelques mois après, après une autre frasque du genre.
🛑 N°3 – "Cour d’école, autruche et pop-corn"
J’ai déjà évoqué cette anecdote, mais elle est trop lunaire pour ne pas être re-partagée.
J’ai géré un bureau hautement toxique pendant un an et demi. Un véritable nid à potins, clans, et embrouilles permanentes. Je passe une partie de mes points individuels à écouter des broutilles : "Qui n’a pas dit bonjour ce matin ?", "Qui ne range pas sa tasse dans le lave-vaisselle ?"
Un jour, deux filles de mon équipe entrent en guerre froide. Les clans se forment, l’ambiance se dégrade. Performance impactée. Je suis à bout.
Avec mon N+1, on prend une décision radicale : les convoquer en médiation. Imaginez la scène : deux personnes au cœur du drama, enfermées avec leur manager, sous le regard curieux de tout l’open space. Si les autres avaient pu sortir du popcorn, ils l’auraient fait !
Après 1h30 de discussion, tensions désarmées, ambiance apaisée... et grosse prise de conscience : en fermant les yeux trop longtemps sur le drama, j’avais laissé la situation empirer. Ne pas agir, c’est déjà une décision.
🛑 N°4 – "Les montagnes russes de 2020"
En janvier 2020, je dirigeais une équipe chez Cdiscount. Deux de mes collaborateurs sinophones nous parlaient d’un virus en Chine, et leurs familles leur envoyaient des masques. On en riait, loin d’imaginer l’ampleur de ce qui nous attendait.
Mars 2020, le télétravail s’impose, et ma charge de travail explose. Travaillant pour Cdiscount, l’équivalent français d'Amazon, nous étions en pleine expansion : bricolage, jardinage, sport à domicile... Tout le monde voulait s’équiper ! Ajoutez à cela des problèmes logistiques dus à la saturation des transporteurs, et vous obtenez un cocktail explosif.
En mai, mon chef, un pilier pour moi, annonce son départ. Peu après, mon équipe est rattachée à un nouveau N+1, sceptique sur notre travail et persuadé que nous allions échouer. Gérer une charge de travail colossale tout en essayant de préserver mon équipe était éprouvant. L’anxiété s’est traduite physiquement : prise de poids, troubles digestifs, douleurs dorsales, et surtout, une perte de motivation inhabituelle pour moi.
C’est dans cette tempête que l’idée du coaching a germé. On m’en parlait depuis des années, mais ce n’est qu’en touchant mes limites que j’ai pris conscience de ma vocation. En juillet 2020, j’ai contacté un cabinet de coaching à Londres, rêvant de travailler avec eux. Un an plus tard, je commençais ma formation, et encore un an après, j'étais certifiée. En août 2024, j’ai signé un partenariat avec ce même cabinet.
🛑 N°5 – "Le double échec de la déclaration de formation"
Quand j’ai lancé mon activité de coach, je pensais qu’une audience, du bon contenu et des offres bien ficelées suffiraient à attirer les clients. La réalité était tout autre.
J’ai sous-estimé deux choses :
L’ignorance du grand public sur le coaching (souvent assimilé à un bilan de compétences, donc finançable par le CPF).
L’importance des financements publics dans le monde de la formation, rendant une déclaration d’activité indispensable.
En mars 2024, j’ai soumis un dossier de déclaration sans trop approfondir. Résultat : refus en juin 2024.
Découragée, j’ai laissé passer du temps. Mais en voyant un ami réussir, j’ai retenté en octobre 2024, convaincue d’avoir mieux géré. En janvier 2025 : nouveau refus.
Démotivation totale. J’étais à deux doigts d’abandonner, persuadée que c'était un signe. Puis, en février, lors d'un événement organisé par Akigora (cabinet de formation avec qui je collabore), j’apprends qu'ils accompagnent leurs experts sur cette fameuse déclaration.
Coup de boost ! Une semaine plus tard, j'envoyais ma troisième demande. Verdict en mai : "Jamais deux sans trois" ou "La troisième sera la bonne" ?
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